« Avec un projet de création atypique et sans budget, mieux vaut savoir bien s’entourer ! »
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Marianne Dufour teste d’abord la production artisanale de jus de fruits chez elle. La saveur est sans pareille. Et si elle pouvait en faire une activité à plein-temps ? Elle a l’idée de proposer aux particuliers un service de pressage de fruits sur l’Île d’Yeu où elle est vit depuis 20 ans. Aujourd’hui, particuliers et agriculteurs locaux se pressent dans son atelier pour apporter pommes ou coups de pouce ! |
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Marianne Dufour, créatrice d’un pressoir à jus de fruits pour les particuliers et vente de jus de pommes, poires et raisins artisanaux. |
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Planète auto-entrepreneur (PAE) : Comment avez-vous eu l’idée d’une telle activité ?
Marianne Dufour (M.D) : Sur l’île d’Yeu beaucoup de particuliers ont des vergers dont ils n’utilisent pas tous les fruits. Régulièrement, certains ne sont pas ramassés et se perdent ! Et si quelques anciens produisent encore du jus de fruit pour leur consommation, ils ne peuvent pas le pasteuriser, ni le conserver. J’avais déjà testé la fabrication de jus chez moi et je me suis dit qu’il y avait de quoi créer une véritable activité et une gamme de jus de fruits artisanaux de l’île.
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> PAE : Le choix du régime auto-entrepreneur surprend. Les activités agricoles sont exclues du régime, comment avez-vous fait ?
M.D. : Je ne suis pas exploitante agricole, d’ailleurs je n’ai pas de verger ! Je propose un service de transformation de fruits pour les particuliers qui souhaitent fabriquer leurs propres jus. Ils louent le pressoir et mon savoir-faire. Avec chaque client je négocie le nombre de bouteilles qu’ils souhaitent conserver pour leur propre consommation et je commercialise le reste pour le compte de mon auto-entreprise. Pour moi, le régime était la solution la plus simple pour tester ce projet.
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> PAE : Pourtant vous avez beaucoup de matériel à acheter pour produire, comment faites-vous en auto-entrepreneur ?
M.D. : Justement, je vais devoir quitter rapidement le régime auto-entrepreneur. Pour mon lancement, les membres du collectif agricole auquel j’appartiens m’ont prêté un local et du matériel. Si je veux doubler ma production avec la nouvelle saison, je dois m’équiper. Rien qu’un broyeur d’occasion coûte environ 700 € ! Je dois impérativement pouvoir amortir ce coût dans ma comptabilité et récupérer la TVA et c’est sans compter l’aménagement d’un atelier essivable chez moi !
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Mise à jour le Jeudi, 16 Juin 2011 10:31 |