Auto-entrepreneurs : un défi, grandir
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TRIBUNE / ROBERT PAPIN
Le rêve de tous les Français c’est de devenir leur propre patron. Un simple imprimé permet de concrétiser ce rêve et c’est pourquoi plus de 350 000 hommes et femmes sont devenus auto-entrepreneurs en 2010.
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Certains ont fait le saut par nécessité, après avoir cherché vainement un emploi, d’autres pour ajouter un peu d’aventure, et d’argent, à leur situation actuelle et d’autres avec l’intention d’exploiter une idée ou un métier qui leur permettra demain d’être à la tête d’une véritable entreprise moyenne ou grande.
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Pourquoi, diable, près de la moitié des auto-entrepreneurs n’ont-ils pas réalisé de chiffre d’affaires dès leur première année d’activité ? Se sont-ils lancés simplement «pour tâter le terrain » et tester leur projet de création sachant qu’ils ne prenaient aucun risque financier à procéder ainsi ? Les formalités ne coûtent presque rien et l’auto-entrepreneur ne paie aucune charge sociale et fiscale s’il ne vend rien. Alors autant se lancer d’emblée.
Ce raisonnement n’est pas sans fondements mais si tant d’auto-entrepreneurs n’ont rien vendu c’est peut-être parce qu’ils ont mis la charrue avant les bœufs. Un créateur doit tester son projet avant de se lancer dans l’aventure et la simplicité des formalités ne doit pas laisser penser que la suite sera aussi facile.
Ceux qui résisteront au découragement et dont l’idée de création possède un marché potentiellement rentable, ceux-là émergeront peut-être. Mais les autres ne concrétiseront jamais leur rêve alors que s’ils avaient pris le temps de réfléchir avant d’agir ils auraient peut-être déjà réalisé des bénéfices.
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Aujourd'hui : les difficultés qui attendent les créateurs >>
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Mise à jour le Mercredi, 23 Mars 2011 17:50 |