Exercer à domicile - Bureau à la maison

  • Exercer à domicile

    Nouvel entrepreneur, vous exercez à domicile ?


    Demandez une autorisation d’exercer

    L’exercice du travail à domicile est réglementé, impossible d’installer son bureau du jour au lendemain entre la salle de bain et la chambre des enfants ! Si vous comptez exercer votre activité en auto-entrepreneur à domicile, vous devez en demander l’autorisation. Et ce, que vous receviez ou non la visite de clients à votre domicile.
    > Si vous êtes locataire : à votre propriétaire
    > Ou auprès de votre syndic de copropriété (pour les propriétaires) : vous devez vérifier que le règlement de copropriété n’interdit pas le travail à domicile. 

    Cette réglementation varie selon la taille de l’agglomération où vous êtes installé. La législation sur le travail à domicile expliquée en détail.

    Pensez à protéger votre maison et vos biens

    Pour votre appartement, que vous soyez propriétaire ou locataire, vous avez certainement fait le choix de l’assurer contre le vol ou les intempéries, ainsi que vos biens les plus précieux. Mais ce contrat d’assurance destiné aux particuliers ne peut pas s’adapter à la protection d’un espace professionnel. 

    Si vous comptez stocker des marchandises ou matières premières chez vous, a fortiori, des produits dangereux, vous devez appliquer la législation propre à la gestion des stocks. Une assurance perte d’exploitation est également vivement conseillée.

    Faites votre déclaration d’insaisissabilité :

    En tant qu’entrepreneur individuel (c’est votre statut juridique en tant qu’auto-entrepreneur), votre responsabilité est illimitée. En cas de dettes, vos biens personnels peuvent être saisis par vos créanciers. Une mesure vous protège : la déclaration d’insaisissabilité.

    35 repères pour mieux travailler de chez soi

    Tu découperas ton temps : quand tu travailles, travaille !

    « When you work, work hard: you will have something to account for*. », 
    Seth Godin, spécialiste du marketing.

    Travailler de chez vous vous offre une possibilité précieuse : celle de faire les choses à votre façon. Personne n’est derrière vous pour contrôler ce que vous faites, et seul le résultat final et la satisfaction du client peuvent mesurer si vous avez bien travaillé.

    La contrepartie de cette liberté est la responsabilité de trouver la manière la plus efficace de faire votre travail. La bonne nouvelle, c’est que vous avez quelques outils à votre disposition – et que c’est vous qui décidez !

    > Piégez-vous » à bon escient

    Utilisez ces quelques outils d’optimisation du temps :

    • Misez sur la deadline et donnez-vous des contraintes de rendu : rien de plus efficace pour avancer que lorsque l’on a un temps limité pour le faire. L’écrivain et traducteur Claro : « Je dois rendre le manuscrit traduit pour telle date à l’éditeur… Je connais mon nombre de pages, il me reste à les diviser par le nombre de jours disponibles pour savoir combien je vais en traduire par jour ! » La deadline nous empêche d’étirer le temps, et nous rappelle à l’ordre : « Non, tu n’as pas toute la vie pour faire ce travail. »

    • N’ayez pas peur des journées fractionnées : paradoxalement, une journée avec plusieurs rendez-vous ou la nécessité d’aller chercher ses enfants (ou de partir en week-end ou de sortir le soir), nous donnent des ailes pour travailler plus vite et optimiser le temps – l’opposé de ces journées où on a la sensation d’avoir tout notre temps et où on n’en fait pas grand-chose.

     Donnez-vous une contrainte. Les jours sans rendez-vous peuvent parfois être bien agréables si c’est juste après une période où on a été beaucoup à droite à gauche, mais peuvent, au contraire, être un peu mortifères. Pourquoi ne pas découper votre agenda en plages, comme si vous aviez un rendez-vous après la tâche que vous entreprenez ? « Je m’accorde tant de temps pour faire ce travail ». Même si vous y consacrez plus de temps que prévu, vous aurez pris conscience du temps. Vous pouvez même vous fixer une vraie « contrainte plaisir », comme : « À 17 heures je file à la piscine. »

     Fractionnez, minutez : découpez vos sessions de travail en séquences de 20 minutes (ou 15, ou 30, en fonction de votre capacité de concentration). Vous vous consacrez 20 minutes, complètement, à une tâche (ou à une série de petites tâches comme passer vos coups de fil ou répondre à vos mails) ; au bout de 20 minutes, vous levez le nez, faites une mini-pause de 2 minutes (un mail récréatif, un tour dans la cuisine ou un tour de pâté de maisons) et vous vous remettez au travail ! Pour ce faire, des outils existent, qui sont de simples minuteurs, bien pratiques dans leur fonction de comptage du temps et de rappel à l’ordre : le Dashboard sur Mac, et l’Instant Boss que vous pouvez télécharger pour les PC. Eh oui, vous n’avez pas de boss mais vous le remplacez quand même !

     Utilisez des outils modernes : pour fixer un déjeuner ou une réunion, le logiciel de sondage Doodle.com est bien pratique ! De même que la Dropbox (dropbox.com) pour partager les fichiers quand on travaille à plusieurs sur un projet ou un document. Idéal pour avoir une seule version à jour et pas 35 qui se baladent…

     Vous trouverez d’autres idées pour accomplir certaines tâches plus rapidement sur des sites très malins, comme TNW Lifehacks (en anglais). La promesse : « Économisez plusieurs mois de votre vie ! » Vous pouvez aussi demander à vos amis et confrères quels sont leurs outils et astuces pour gagner du temps.

    « Le temps est compté car nous en sommes propriétaires, nous ne le chapardons pas à un employeur », résume Frédéric Lefèvre-Naré, consultant. Et être le propriétaire de son temps, cela demande une certaine ascèse ! À la portée de tous, pour peu qu’on en ait la volonté et quelques idées.
    Et vous, quels sont vos trucs pour « piéger » le temps ?

    Posez des limites

    Le danger du travail chez soi, c’est le travail sans fin : on pense sans cesse à ce qu’on doit faire, on profite de cinq minutes le soir ou le week-end pour écrire juste un dernier mail… Ou alors, on profite d’être à la maison pour lancer une machine, étendre le linge, faire la vaisselle… Et, finalement, on ne travaille ni n’arrête jamais vraiment. On ne profite pas des moments off, et on n’est pas à fond non plus.

    Mais ça peut aussi être un atout pour mieux travailler. Quand on travaille à l’extérieur, on a en général des horaires imposés qui ne correspondent pas forcément à la réalité de ce qu’on a à faire. Quoi de plus frustrant, par exemple, que d’avoir terminé avant l’heure mais de ne pas pouvoir partir parce que c’est « mal vu » ?
    Comment se servir du cadre temporel et physique pour mettre un terme à sa journée travail ? Ou éviter de ne faire que des pauses ?

    > Quelles sont les limites qu’on peut se poser pour se dégager l’esprit ?

    • Limites temporelles : on se donne une heure de début le matin et une heure de fin le soir, et on prévoit des pauses dans la journée ; ou alors on travaille par plages de 20 minutes, 30 minutes, 1 heure, etc., pendant lesquelles on ne se laisse pas distraire. Quand la plage est terminée, on fait une pause (pendant laquelle on ne travaille pas !).

    • Limites spatiales : je ne travaille que dans cette pièce/sur le bureau, je n’emporte pas de travail au lit… Limiter son espace de travail à une zone précise, c’est éviter qu’il n’envahisse tout votre espace mental (et celui des autres membres du foyer !). Et pour aller plus loin, déterminez même une pièce absolument « work-free », où le travail n’a pas le droit d’entrer !

     Limite des tâches : je termine ce dossier/cet article avant de m’arrêter. Kate, créatrice américaine de la marque de vêtements Woolen Moss, s’est imposé une règle, le « 3 by 3 », c’est-à-dire 3 tâches (vêtements, patrons, projets…) terminées avant 15 heures, moment où elle récupère ses enfants à l’école. Ces tâches prennent un temps variable, et elle s’organise en fonction de leur durée estimée pour avoir fini à temps.

    Tu feras la liste de tes réussites

    L’inconvénient de travailler seul, surtout si on est indépendant, c’est que les perspectives d’évolution ne nous apparaissent pas sur un plateau. Piquer le territoire du collègue ou le fauteuil du chef, c’est moins facile quand on n’a ni collègue ni chef !

    Comment se remettre en route quand on ne sait plus trop où on va ? Quand notre plus gros client nous remercie de loyaux services dont il n’a plus besoin pour le moment ? Quand la perspective d’un matin seul dans ce salon, devant ce canapé, nous donne envie de rester couché ?

    > Recensez et analysez vos réussites*

    Nous avons souvent un ou deux schémas de réussite : des façons de faire qui nous ont bien réussi, quel que soit le domaine (personnel, associatif, amical, amoureux, aventurier ou professionnel). Une manière de prendre un raccourci, d’entraîner les autres à notre suite ou au contraire d’avoir pris notre temps pour décortiquer minutieusement un problème – et le résoudre.
    Faire la liste de vos réussites passées peut vous permettre d’abord de reprendre confiance en vous, et ensuite d’identifier ces schémas, ces chemins, ces enjeux et ces conditions qui vous rendent « réussissant ».
    Alors, comment vous y prendre ?

    L’idée est d’aller chercher dans votre corpus d’expériences, tous domaines confondus, 8 réussites dont vous êtes fier. Pourquoi 8 ? Pour avoir assez de matière afin de pouvoir tirer des conclusions.

    Voici les questions que vous pouvez vous poser au sujet de ces 8 réussites :
    • Relatez les faits : que s’est-il passé précisément ?
    • En quoi était-ce une réussite à vos yeux : pourquoi était-ce difficile ? Pourquoi était-ce important ?
    • Quelles qualités avez-vous mis en œuvre pour réussir ?
    • Qu’avez-vous fait pour que ça marche ? Que n’avez-vous pas fait pour que ça marche…
    • Quelles conditions et soutien extérieur avez-vous reçu ?
    • À présent, regardez votre réussite avec vos lunettes panoramiques : du début à la fin, qu’est-ce que ça donne ?

    Si vous faites ce travail de détective avec 8 des réussites qui vous tiennent le plus à cœur, vous allez sans doute constater que des constantes apparaissent… C’est votre manière à vous de réussir.
    Peut-être est-il temps pour vous de remettre en route un projet « du type que vous réussissez », et de susciter des conditions favorables ou d’aller chercher le soutien dont vous avez besoin.

    Partez à la pêche aux compliments

    Quand on n’est plus trop sûr de ce qu’on sait faire, ou de ce pour quoi on est bon, il est temps de faire intervenir l’avis des autres ! Mais attention, pas n’importe qui. Il s’agit en fait de demander à quelqu’un qui vous apprécie et vous estime, et dont l’avis vous importe : « En quoi me trouves-tu compétent ? » (Cela demande un peu d’humilité de s’exposer ainsi au regard d’un autre, mais le jeu en vaut la chandelle.)

    Ensuite, vous prenez un papier et un crayon et vous notez ce que votre interlocuteur vous dit sans faire de commentaire. Ce point est important, car vous allez sans doute être tenté de vous justifier ou de minimiser ce que l’autre vous dit « Oh mais c’est facile ! », « Oh mais on m’a aidé ! » : peu importe. Ce qui compte c’est ce que cette personne a vu et perçu. Vous allez d’ailleurs aussi vous rendre compte que cette personne vous parle au moins autant d’elle que de vous. Mais elle parle de vous aussi : en fait elle parle de ce qu’elle voit en vous, qui existe aussi chez elle et qui du coup la touche.

    Vous pouvez ensuite lui proposer de faire la même chose pour elle : lui dire en quoi vous la trouvez compétente.

    Faites cette enquête auprès de cinq ou six personnes d’horizons et de sensibilités différents, puis prenez le temps de les compiler les unes à la suite des autres, au propre. Apparaîtra alors un portrait de vous qui sait écouter et susciter les confidences, poser les bonnes questions, faire advenir les choses, par exemple.

    Votre confiance en vous en sortira regonflée, vous aurez reçu des indications sur « où porter vos efforts », et enfin vous pourrez sans crainte d’autoglorification, dire à vos clients ou prospects : « Voici mes qualités et compétences. » Vous verrez, cela sonnera juste.

    Tu communiqueras régulièrement à propos de ton travail

    « Tranquille à la maison », personne n’est là pour vérifier que nous travaillons réellement. Nous pourrions très bien passer la journée en pyjama en regardant la télé, personne n’est là pour le voir.

    Travailler de chez soi donne certes une plus grande liberté, mais on court le risque que notre entourage personnel et professionnel considère que l’on ne travaille pas vraiment (et qu’on est, par exemple, une femme ou un homme au foyer « amélioré »).
    De plus, si nous ne faisons que produire pour autrui sans penser à faire notre propre marketing, nous risquons de nous sentir dévalorisé et pressé comme un citron. Sans compter que les gens ne sauront pas tout ce que nous faisons !

    C’est pourquoi il importe de régulièrement faire savoir ce que l’on fait… Et faire savoir ce que l’on sait. Bref, communiquer régulièrement à propos de notre travail.

    Pour autant, communiquer prend du temps et on se dit que ce temps pourrait être mieux utilisé à effectuer des tâches productives ou à faire autre chose que travailler.


    > Pourquoi est-ce important de communiquer sur son travail quand on est indépendant ou que l’on travaille de chez soi ?

    Au niveau professionnel :

    • Nos interlocuteurs professionnels ont besoin d’être informés de nos initiatives, et sécurisés – et nous, de construire avec eux une relation de confiance. Ces interlocuteurs peuvent être nos actionnaires, nos clients, notre patron, notre banquier, et tous les prescripteurs réels ou potentiels pour notre activité.
    • Auprès de qui voulons-nous faire bonne figure, montrer là où on en est, ce qu’on a fait, ce qu’on compte faire ?
    • Auprès de qui voulons-nous montrer notre dynamisme (nos projets, nos initiatives) ?
    • Auprès de qui voulons-nous montrer ce que l’on sait, en termes d’expertise métier théorisée ?
    • La communication permet de débloquer certaines situations : à travailler seul chez soi, on peut vite tourner en rond quand on rencontre certaines difficultés. Faire le point avec son équipe, son patron, ses clients permet d’une part de clarifier ses propres idées en les communiquant aux autres, d’autre part de se confronter à d’autres points de vue (et donc à de nouvelles pistes auxquelles on n’avait pas pensé).

    Au niveau de l’entourage personnel :

    • Communiquer sur notre travail est une façon de faire passer le message : « Je suis à la maison, certes, mais je travaille tout autant que vous (et by the way, je ne suis pas disponible à tout moment pour boire un café ou faire la nounou en gardant les enfants) ! ».
    • Cela sécurise également l’entourage : oui, on travaille vraiment, on a même des choses à raconter et des résultats à montrer ! Et on se développe et on gagne de l’argent !

    Pour soi-même, enfin (et surtout…) :

    • Recenser ses réussites et en parler à d’autres permet d’avoir une vue d’ensemble de son travail et de voir ce qui marche (et pas seulement ce qui coince, comme on a souvent tendance à le faire !).
    • Le temps que nous prenons à formaliser nos résultats et nos outils, et c’est la somme de toutes nos modestes actions quotidiennes qui apparaît devant nous : « En fait, j’ai fait quelque chose ! ». Nous ne sommes plus dans la fuite en avant, nous prenons le temps de célébrer.
    • Cette vue d’ensemble sur notre activité et le fait de communiquer ce que l’on sait, est bonne pour notre self-esteem, un ingrédient à chouchouter et encore plus quand on travaille tout seul.

    Quels outils utiliser pour communiquer ?

    Vous avez à votre disposition une large palette de possibilités. À vous d’utiliser celles qui vous semblent les plus pertinentes.

    Le bon mix pour une communication réussie repose sur ces deux questions :

    • Quels sont mes objectifs avec cette communication ? L’un d’eux devrait être « donner envie » : envie de travailler avec vous, ou de continuer à le faire !

    • Quelles informations intéressent mes destinataires ? Pour y répondre, vous pouvez vous reporter aux questions que l’on vous pose le plus souvent… Ensuite, une bonne communication sera un mix équilibré entre les informations susceptibles d’intéresser vos interlocuteurs, et celles que vous voulez mettre en avant. L’idée n’est pas de vendre totalement « votre soupe », sinon personne ne va vous lire ni vous écouter, mais de vous mettre suffisamment en avant quand même pour communiquer sur vos projets et vos produits.

    Vient ensuite le choix du média, ou la combinaison des médias :

    • En mode « push » (vous envoyez l’information à vos interlocuteurs), vous pouvez concevoir et rédiger une newsletter pour communiquer sur vos réalisations et vos projets. Cela implique une réflexion éditoriale : quelles rubriques ? Quel rapport « informations utiles pour le lecteur/actualité de votre business » ? Quelle récurrence ? Et quelle charte graphique ? Un édito sur « comment l’actualité rencontre votre sujet ? » est le bienvenu, ainsi qu’une ou deux rubriques récurrentes. Ainsi vos lecteurs retrouveront un rendez-vous et seront heureux de lire votre newsletter.

    • En mode « pull » (ceux que votre activité ou vos centres d’intérêts concernent viennent chercher l’info auprès de vous), vous avez la possibilité d’ouvrir un blog, un site, un compte Twitter ou une page Facebook. Sur ces différents médias, vous pouvez donner des bonnes nouvelles concernant votre activité, des informations sur les produits qui sortent – et bien sûr les données de base sur votre activité, comme votre gamme de produit, votre profil, etc. Mais là où un blog est particulièrement adapté, c’est pour partager vos idées et convictions sur votre business.

    • Les échanges de vœux de la nouvelle année, malgré leur aspect parfois fastidieux, sont une occasion à ne pas rater ; vous pouvez par exemple concevoir une synthèse des principaux événements et réalisations de votre activité au cours de l’année écoulée, et l’envoyer à vos principaux partenaires, clients, et tous ceux qui vous ont aidé.

    • Vous pouvez aussi organiser des événements : soit des rendez-vous d’informations (par exemple mensuels ou trimestriels) pour faire le point avec vos actionnaires ou votre « comité d’orientation » ; soit des ateliers de présentation de tel ou tel axe de votre activité ; soit des ateliers de partages de bonnes pratiques autour de votre sujet ; soit une fête annuelle pour célébrer l’anniversaire de votre activité, ou la fin de l’été, ou la sortie d’un produit… Toutes les occasions sont bonnes !

    Un dernier mot. Le principe sous-tendant toute communication devrait être la générosité : plus vous partagez votre savoir-faire et vos convictions, et plus vous rendez votre interlocuteur intelligent… Et plus il aura envie de faire affaire avec vous. Car même si ce que vous donnez peut permettre de se débrouiller par soi-même, rien ne remplace la source et la présence de là où s’élabore ce savoir : c’est-à-dire, vous-même.