« Mon test en auto-entrepreneur a été concluant, pour moi, pour les banques… et pour ma nouvelle société ! »

 

Lorsque Guillaume Tostivint créé son auto-entreprise de balades insolites à Paris, il a déjà en tête d’en faire une activité à temps complet, rémunératrice et pourquoi pas dans d’autres villes que Paris. Il met à profit ses 6 premiers mois en auto-entrepreneur pour anticiper la création d’une société. Ses conseils pour bien gérer la transition.

 

Guillaume Tostivint Guillaume Tostivint, créateur de CurioCités, service de balades insolites dans Paris.

 

Sommaire
Quel statut choisir après l’auto-entrepreneur ?
Comment bien anticiper la transition ?


 


 

 

> Planète Auto-Entrepreneur : Pourquoi avoir choisi l’auto-entrepreneur pour démarrer alors que vous projetiez déjà une création d’entreprise ?

Guillaume Tostivint (G.T) : C’était pour moi le meilleur moyen de tester grandeur nature un projet d’entreprise que j’avais en tête depuis longtemps. J’ai pu tester 3 hypothèses essentielles pour la création d’une société :
1.    ma capacité à entreprendre : est-ce que je suis vraiment fait pour ? Est-ce que je m’y sens bien ?
2.    mon marché : est-ce qu’il y a suffisamment de clients pour ce type de produits culturels ?
3.    le potentiel du projet : est-ce que je peux convaincre des partenaires de s’y associer pour déployer mon concept plus largement ?

 

> PAE : En quoi ce test a-t-il convaincu vos partenaires et financeurs ?

G.T. : Un banquier préfère de loin évaluer un projet déjà expérimenté sur le terrain, avec des résultats précis et objectifs lucides. Mon activité n’est pas encore rentable et pourtant j’ai obtenu facilement un crédit de démarrage. Mon test en auto-entrepreneur les a rendus moins frileux. Un auto-entrepreneur est déjà bien plus crédible qu’un porteur de projet sans statut. Et l’implication sur le terrain permet d’ouvrir de nombreuses portes. J’ai ainsi pu initier des partenariats fondateurs, avec Wonder Box par exemple, pour la création de coffrets cadeaux.

 

> PAE : Vous êtes aujourd’hui en SASU, pourquoi ce statut ?

G.T. : J’ai choisi la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) pour anticiper des développements car j’aimerais dupliquer CurioCités dans d’autres villes. Le statut est un peu plus rigide qu’une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée). Et j’ai des contraintes supplémentaires, des assemblées générales régulières par exemple. Mais ma structure est prête pour passer à la vitesse supérieure du jour au lendemain et ne rater aucun partenariat ou développement ! Je poursuis mon marathon à mon rythme, mais s’il le faut, je peux piquer un sprint dès demain.

 

{seblod template=[onglets]} {Onglet-V-titre}SASU, société par actions simplifiée unipersonnelle{/Onglet-V-titre} {Onglet-V-texte} Une forme particulière de S.A.S (société par actions simplifiées) créé avec un seul associé.

Principales caractéristiques :
> Capital de départ pour créer : libre, c’est l’entrepreneur qui définit le capital dont il a besoin.
> Coût de fonctionnement annuel : environ 5000 € (structure, gestion, juridique…)
> Fonctionnement de la société : l’associé le définit lui-même dans ses statuts. Pour leur rédaction, il est vivement conseillé de recourir à des experts de la création d’entreprise. {/Onglet-V-texte} {/seblod}

 


Guillaume Tostivint nous explique comment s’est déroulée la transition entre auto-entreprise et société. >>